Les Dieux du Twin
Les Dieux du Twin : quand les bike builders français se sont mis à nu.
C’est l’histoire d’une idée un peu folle, comme seul Zed pouvait en avoir. Rédacteur en chef de Freeway Magazine, à l’époque magazine leader incontesté de la presse Harley, il avait ce don rare de transformer un brief en aventure humaine. Pour le calendrier 2016, pas question de filles en bikini sur des bécanes chromées. L’idée s’inspirait plutôt des Dieux du Stade, ce calendrier culte qui avait révélé les rugbymen du Stade Français sous un jour inattendu : beaux, drôles, et totalement décomplexés. Même démarche, autre tribu. Convaincre les meilleurs bike builders français de poser dans leurs ateliers, en tenue d’Adam, comme s’ils étaient simplement en train de bosser. Ce projet avait une vraie intention : casser les clichés. Et ils ont tous dit oui.
Ces artisans de l’acier, taiseux dans la légende, redoutables dans la réputation, ont joué le jeu avec une générosité et un humour désarmants. Les voilà donc, clé de 1/2 à la main, concentrés sur un carbu ou une pièce à souder, dans le plus simple appareil. Leurs ateliers, ces tanières chargées d’huile et d’années de métier, devenaient des studios improvisés.
La série a été réalisée en noir et blanc, avec une lumière volontairement travaillée comme en studio : contrastée, sculpturale, presque cinématographique, qui donnait à ces gaillards la prestance de héros d’une autre époque. Le résultat ? Des images puissantes, drôles, et drôlement attachantes. Une façon de lever le voile sur un milieu souvent caricaturé, de montrer que derrière le cuir et les tatouages, il y a avant tout des passionnés, des artistes, et des gens qui savent rire d’eux-mêmes.
Ce projet reste l’un de ceux dont on se souvient longtemps. Pour les fous rires sur le plateau. Pour la confiance que ces builders nous ont accordée. Et pour cette complicité avec Zed, ami de longue date, sans qui l’idée ne serait jamais sortie du chapeau.






